Et nous devînmes infranchissables en résidence du 15/02 au 24/02

 

Chaos: n.m. Espace immense, indifférencié préexistant à toute chose et notamment à la lumière.

Célébration: n.f. Ensemble de rituels, récits et de signes qui rassemblent périodiquement une communauté qui veut renforcer sa cohésion et ouvrir un avenir.

Mais au fond, cher public, de quoi s’agit-il ? Et s’il s’agissait de célébrer quelque chose … De partager une soirée ensemble … Quatre filles autour d’un repas, de la préparation à la digestion, avec les discussions qui vont bon train.
Réfléchir à ce qui se passe dans nos assiettes, sous nos pieds, à nos portes, dans nos psychés.
Du sérieux qui dérape et happe. Le temps d’un tour de cadran, de l’intime au politique, du collectif au poétique. Faire sauter le bouchon, prendre le temps d’agir en espérant l’effet papillon… Un flot de pensées intimes et de réflexions collectives pour rejoindre la grande tornade des actes.
Et si chacun repartait avec l’envie de se mettre en chantier? Car c’est bien du chantier de la vie dont il s’agit…

 

 

Etapes de recherche :

 

 

 

Wajdi Mouawad

 

 

L’idée est née d’un amour de la langue de Wajdi Mouawad et du fait qu’en tant que directrice d’acteurs, je souhaitais offrir un moment de recherche sur cette matière contemporaine : les textes théâtraux de Wajdi Mouawad sont comme un écho parfaitement formulé d’une recherche que je mène au sein de ma compagnie Mata-Malam, depuis un certain temps sur la voix, la transmission, la mémoire et ce qui se passe entre nos ancêtres, nous, nos descendants, les liens qui nous tiennent, l’hérédité, la fraternité d’esprit qui est parfois plus forte que celle du sang. Autant de rayons de relations que l’écriture de Wajdi Mouawad interroge, noue et dénoue.

Nous nous sommes associées avec Eve Deboise, réalisatrice et intervenante à la Femis, car de surcroît, le travail filmique possible autour de cette langue, nous semblait aussi très pertinent pour des artistes désirant s’essayer plus avant au travail devant la caméra lors d’un temps de recherche créative et formatrice comme le temps d’un stage. Autant de pistes qu’il nous a semblé opportun d’emprunter . Le but est d’offrir un temps et un espace d’exploration maximale autour d’une langue richissime pour un acteur (ou danseur voulant développer ses modes d’expression artistique) et de mettre au service de ce but la technique de jeu, de voix, de corps dans une invitation à l’organicité, et le tester à la caméra.

Norbert Senou, chorégraphe travaillant sur des danses béninoises vaudous, et Sabine Samba, danseuse et  formidable interprète de son  solo « A cause d’un moment… » mis en scène par Renaud Cojointerviendront également.
Pour que corps, verbe et esprit ne fassent qu’un.

Un dvd contenant les meilleurs moments de chacun sera remis à chaque stagiaire 15 jours après la fin du stage.

Le stage sera découpé en trois temps:
– la constitution d’un groupe cohérent, fondé sur l’écoute, l’échange et l’engagement ainsi que la découverte des 1ers travaux sur les textes (recherche, travail et exploration des textes, appel à une transformation de l’écoute, expérimentation du «raconter, jouer» ensemble, construction d’improvisation en solo, duo ou scènes collectives).
– le travail d’acteur autour de son intuition physique des choses: travail du corps et de la voix (chant improvisé, choral, individuel, écoute et mémoire du corps).
– le travail d’acteur face à la caméra: intégrer, mettre à l’épreuve son travail de compréhension, d’interprétation dans la limite d’un cadre (adapter certaines situations au travail filmé, vidéo).

 

 

Valentine Cohen
Informations complémentaires:
Inscription: CV et lettre de motivation à Natacha ROSCIO natacharoscio@matamalam.org 06.68.66.32.61

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Lecture-spectacle par Valentine Cohen, Philippe Müller et Vincent Vernillat

Réalisation : Valentine Cohen

« Je ne parlerai pas de la montagne mais par la montagne. Avec cette montagne comme langage, je parlerai d’une autre montagne, qui est la voie unissant la terre au ciel, et j’en parlerai non pas pour me résigner mais pour m’exhorter. » Le Mont Analogue.

René DAUMAL (1908-1944) né en 1908 dans les Ardennes d’un père instituteur, René Daumal est le personnage principal d’une exemplaire vie de recherche, dans toutes les directions de la culture et de la connaissance de soi.

 

Très tôt engagé dans des expériences littéraires novatrices, il crée avec trois amis, à Reims, le groupe des « Phrères simplistes », inspiré de Jarry, Rimbaud et des surréalistes. L’expérience de vie est au cœur de son existence littéraire, stimulée par l’usage de drogues dans l’ambition de découvrir un ailleurs.

 

Elève d’Alain, proche de Simone Weil, ses champs d’investigation sont multiples : sanskrit, édition (revue Grand Jeu), danse, le tout supporté par une pratique assidue de l’écriture. Les œuvres se succèdent (La grande beuverie, Le contre-ciel, le texte fondateur Poésie noire, poésie blanche, quelques traductions de l’anglais (Hemingway, Suzuki) et du sanskrit, des articles pour la NRF, ainsi qu’une abondante correspondance) et ce malgré la maladie qui prend place, et la pauvreté dans laquelle il vit.

 

C’est alors qu’il se lance dans son ultime œuvre inachevée, le Mont Analogue, démonstration du langage analogique et de l’écriture à multiples strates de compréhension. Le Mont Analogue, œuvre au blanc, chef d’œuvre relié à sa pratique de la montagne « réelle » (l’alpinisme) et symbolique (le travail sur soi) qui correspond à sa rencontre avec « les chercheurs de vérité » et l’enseignement de Georges Ivanovitch Gurdjieff.

 

Il meurt près de la porte d’Orléans, à Paris, à l’âge de 36 ans, en 1944.

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Sur la terre, on s’agite, on se frôle, on se brusque, on s’aime. De questions en chansons, le spectacle marche à gué sur les points d’interrogations de nos cœurs et de nos esprits.

De quoi s’agit-il parle de l’enfance, de fidélité à nos plus belles idées, d’amitié, d’égarement et de retrouvailles. Il s’agit d’une création collective où la musique et les rythmes de Willie Schwarz se marient à l’improvisation et aux textes de sa comparse, Valentine Cohen.

 



Rythmes et voix chantées mêlés aux textes, travail sur l’immédiateté en réaction et relation avec le public présent. Les acteurs chanteurs musiciens plongent dans une parole intime et joyeuse et tentent, par une adresse directe au public, d’être au plus proche de celui-ci.

Empruntant la forme du cabaret où le sérieux peut virevolter avec le rire et l’enthousiasme musical, le duo a fondé son travail sur la spontanéité. Pour cela, ils ont dû passer par une grande rigueur en amont (beaucoup de travail d’improvisation, de chant, d’écriture) afin de développer une sensibilité d’équilibristes.

 

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Comment s’y prendre pour dire son amour, pour ouvrir simplement son cœur, quand on est tirailler entre la peur et l’envie, les pleurs et les rires? Telle est la question qui fait tourbillonner le petit monde de « Comment s’y prendre? ».

Quatre hommes et quatre femmes se chassent et se croisent avec ferveur et maladresse, tentent en désespoir de cause de confier leur cœur et leur credo au public comme à un aimé.

Comment s’y prendre pour se sentir vivre un peu plus, un peu mieux. Avec pour seul trésor leur cœur à ciel ouvert les personnages battent au rythme de ces questions. Pour savourer le bonheur d’être humain. . .
Comment s’y prendre? Une question à laquelle le spectacle ne donne pas de réponse catégorique et définitive. Simplement des tentatives, de l’exercice pratique.

Une création originale de Valentine Cohen

 

 

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De et par Sophie Leclercq
Mise en scène : Valentine Cohen

Il y a deux ans, avec notre projet « « La roulotte de la rencontre », soutenu par la Caisse d’Allocations Familiales puis les Scènes d’été de Gironde et le Programme Européen de Jeunesse en Action (retenu et cité en exemple comme meilleur projet subventionné), nous sommes partis à la rencontre des habitants du département avec le spectacle (« La Vita Bella ! ») » et avons mené différentes actions (parades, ateliers chants et théâtre, débats) pour favoriser l’échange entre les hommes et les femmes et en avons fait un film.

 

Aujourd’hui, avec notre nouvelle création « De quoi s’agit-il sur la terre ? » qui aborde à travers 3 générations de femmes le rapport que nous avons au monde (d’où vient-on ? Quels sont nos peurs, nos rêves ? Quel héritage laissé par nos ancêtres ?), nous souhaitons ouvrir les frontières et partir à la rencontre des femmes d’un autre continent pour partager et échanger avec elles.

Christine Malard, directrice de l’Institut français de Bobo Dioulasso, a vu le spectacle à Avignon cet été, a été sensible à la thématique des femmes abordées dans la pièce et a pensé que notre projet aurait toute sa place à Bobo Dioulasso.

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