Le Mont Analogue / Soirée René Daumal

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Lecture-spectacle par Valentine Cohen, Philippe Müller et Vincent Vernillat

Réalisation : Valentine Cohen

« Je ne parlerai pas de la montagne mais par la montagne. Avec cette montagne comme langage, je parlerai d’une autre montagne, qui est la voie unissant la terre au ciel, et j’en parlerai non pas pour me résigner mais pour m’exhorter. » Le Mont Analogue.

René DAUMAL (1908-1944) né en 1908 dans les Ardennes d’un père instituteur, René Daumal est le personnage principal d’une exemplaire vie de recherche, dans toutes les directions de la culture et de la connaissance de soi.

 

Très tôt engagé dans des expériences littéraires novatrices, il crée avec trois amis, à Reims, le groupe des « Phrères simplistes », inspiré de Jarry, Rimbaud et des surréalistes. L’expérience de vie est au cœur de son existence littéraire, stimulée par l’usage de drogues dans l’ambition de découvrir un ailleurs.

 

Elève d’Alain, proche de Simone Weil, ses champs d’investigation sont multiples : sanskrit, édition (revue Grand Jeu), danse, le tout supporté par une pratique assidue de l’écriture. Les œuvres se succèdent (La grande beuverie, Le contre-ciel, le texte fondateur Poésie noire, poésie blanche, quelques traductions de l’anglais (Hemingway, Suzuki) et du sanskrit, des articles pour la NRF, ainsi qu’une abondante correspondance) et ce malgré la maladie qui prend place, et la pauvreté dans laquelle il vit.

 

C’est alors qu’il se lance dans son ultime œuvre inachevée, le Mont Analogue, démonstration du langage analogique et de l’écriture à multiples strates de compréhension. Le Mont Analogue, œuvre au blanc, chef d’œuvre relié à sa pratique de la montagne « réelle » (l’alpinisme) et symbolique (le travail sur soi) qui correspond à sa rencontre avec « les chercheurs de vérité » et l’enseignement de Georges Ivanovitch Gurdjieff.

 

Il meurt près de la porte d’Orléans, à Paris, à l’âge de 36 ans, en 1944.